Parlons un peu de Sidi-Moussa
Partie X: Comme cela était prévisible, les élections pour le renouvellement du bureau exécutif de l'ASC-CBSM, organisé l'été 92 n'ont pas donné de surprise dans la mesure où j'ai été réelu, à l'unanimité générale pour un deuxiéme mandat à la tete du club, pour le nouveau cycle olympique de (92 - 96). Ces élections s'etant tenues avec la présence des (07) disciplines que comptaient dorénavant le club, dans un climat trés fraternelle et un grand sens de responsabilités.
L'équipe de football s'étant stabilisé au niveau de la division Régionale, et eu égard aux faibles moyens financiers et infrastructurelles dont nous disposions, ce niveau nous semblait etre le mieux approprié. Nous avions favorisé la formation aux niveaux des jeunes catégories et de l'Ecole de football. Les autres disciplines commençant à se frayer un chemin, à l'image des sections de boxe, de karaté et d'athlétisme, qui avaient assis déja leur suprématie au niveau des compétitions de wilaya et régionale, et commençaient à lorgner au niveau nationale. La section de judo n'était pas en reste étant entre de bonnes mains avec par exemple Mr Fodil Goumrassa et cie, des autres anciens champions d'afrique, qui nous ont fait l'honneur de nous préter main forte. La section de handball lancée à partir de la catégorie cadette aux catégorie minimes, benjamins et école, faisait également du bon travail. Nous avions consenties des encouragements pour cette discipline, en permettant aux enfants de participer au tournoi Chahlef à Annaba, deux saisons successives. Une huitiéme section s'ajoutait au club, avec la section d'Aérobic, j'avais consentie cette faveur suite à une requéte qui nous a été faite par des dames de la ville ( c'était en quelque sorte tout simplement une aide pour les femmes, des femmes trés respectables d'ailleurs).
Quelle grande différence notre club affichait à ce moment, d'une seule section de foot avec quelques 80 athlétes; nous étions passés à huit (08) spécialités et quelques 1400 adhérents !
Nous tenions notre revanche, en bousculant l'ordre établi, des années durant. Notre ville avait de quoi etre fiére de ses enfants. Notre grande satisfaction a été la possibilité que nous avons offerte aux jeunes et aux enfants de faire du sport. Nous nous sentions capables de relever tous les défis, et de soulever toutes les montagnes.
Le seul frein à nos ambitions et qui demeurait la hantise que j'appréhendais le plus, c'était les moyens necessaires à la réalisation de nos objectifs, et entendre par delà surtout les moyens financiers. Quand à la réalisation d'infrastructures sportives, ce n'était meme pas la peine d'en parler à cette époque. Je pense bien avoir eu comme interlocuteurs, au niveau des autorités locales depuis l'année 89 jusqu'à l'année 94, année à laquelle je me refére dans ces écrits, comme pas moins de 7 à 8 représentants de l'état. Cette instabilité ne pouvant en aucun cas etre un garant de réussite. Enfin c'était la conjoncture des années 90, conjoncture qui allait une fois encore etre fatale au mouvement sportif qui venait à peine de sortir la tete de l'eau. Et qui allait nous achever, en nous tuant une deuxiéme fois.
Avant d'en arriver la, nous avons essayés par tous les moyens de réfléchir au probléme du financement du club. J'avais proposé à Mr le Wali de Blida à l'époque, de consentir à nous céder le local communal à vocation de cercle sportif ainsi que les deux mini bus de l'APC mis à notre disposition par cette derniére. L'idée était d'aménager le cercle sportif et de l'équiper et d'utiliser les bus comme moyen de transport public. Je pensais à un moyen d'auto financement du club, pour echapper un peu au problémes des subventions qui étaient insuffisantes, et trés nettement d'ailleurs. Un crédit bancaire nous ayant été assujétie à la condition de posséder les actes de propriétés du local. Devant le refus de l'APC de repondre favorablement, le Wali de Blida à fait marche arriére. Dans ce volet, j'avais eu le privilége de participer aux assises nationales du sport organisé par Le Ministre de la Jeunesse et des Sports de l'époque Mr Sid-Ali Lebib. Cela au sein du staff de la DJS de Blida. Apés avoir participé aux assises de wilaya et régionale, en tant que rapporteur de la commission financement du sport. Nous avions à ce moment préconisés la diversification des ressources pour permettre un financement adéquat et efficace des clubs sportifs.
Nous pouvions dés lors esperer des jours meilleurs pour la pratique sportive, hélas l'Algérie allait etre entrainer dans un drame sanglant, qui allait boulverser tout le pays. Sidi-Moussa, ce petit havre de paix, ce petit village bien douillet allait se retrouver dans l'oeil du cyclone, un cyclone dévastateur, qui allait emporté avec lui nos reves, nos espoirs, nos amis, et brisés nos vies. C'était à partir de...
A suivre...